2 - Trésors engloutis d'Alexandrie
Que diriez vous de me suivre et de continuer le visite de l'exposition sur les fouilles dans le port d'Alexandrie, pour les amoureux de cette époque et j'en connais certains comme nos amis les KIKOJOS, je vous propose ces splendeurs qui m'ont scotché en admiration devant elles un certain temps.
la Belle aux sables dormant : Une jeune fille amoureuse de son frère ... un jeune homme ... qui est pharaon et la soeur qu'il prend pour femme devenant reine, belle comme isis, la soeur-amante d'Osiris, aussi désirable qu'Aphrodite.
Nous sommes dans l'Égypte de Plotémée II et d'Arsinoé II, son épouse-soeur incestueuse. Cela se passe au IIIème siècle avant J.C et il faudra attendre l'époque byzantine et islamique environ un millénaire plus tard pour qu'une effigie de la reine-déesse soit victime des mutilations que les chrétiens infligeaient à coup de masse aux représentations des divinités païennes pour en chasser les démons. Les siècle défilent...jusqu'à la fin du XXèle siècle,
où la statue d'une reine de légende, ensevelie sous le sable au fond de la méditérrannée, à quelques encablures du rivage d'Alexandrie est tirée des eaux par des marins plongeurs, qui la ramènent à l'air libre. Privé de tête de mains et de pieds, ce corps de femme légèrement plus grand que nature est une apparition où rien ne distrait le regard d'une concentration, d'une fixation sur les attributs du sexe : le charme d'un visage, la grâce des membres en leurs extrémité étant perdus, ils laissent le mons veneris région du pubis en son centre sans périphérie .
Pourtant, cette représentation de la féminité qui vient d'être extraite des profondeurs obscures de la mer peut surgir à la lumière du soleil semble un fragment de nuit : statue de pierre sombre, enveloppée dans un tissu ruisselant et noir lui aussi, comme du bitume liquide, qui moule ses formes. Sans doute faut-il voir de la part du sculpteur égyptien de l'époque ptolémaïque, l'affirmation d'une maîtrise absolue sur la matière dans le choix du granit, une pierre dure et brutale entre toutes, pour évoquer certe la figure d'une reine, mais aussi les formes les plus douces, les plus tendres, les plus gracieuses et la beauté la plus fragile, la plus éphémère, celle d'un corps de jeune femme, qui se montre nue à travers la transparence d'un voile très fin qui lui colle à la peau comme si déjà elle sortait d'un bain.
Statuettes d'Isis lactant et d'Osiris 8ème-1er siècle avant notre ére en bronze. Hauteur 11,8cm largeur 2,8cm. Isis coiffé de sa couronne à deux cornes et disque solaire, Osiris avec sceptre et fouet, insignes de sa puissance : ces statuettes ont été retrouvées ensemble au fond de la mer, Isis se trouvait assise sur un trône qui a disparu.
Voici un brûleur à encens en pierre calcaire qui est la pièce la plus ancienne retrouvée sur le temple d'Héracléion, puisqu'il date du VIème siècle avant J.C. Pur style grec archaïque, cette sphinge est d'une rare élégance.
Avec ses grand yeux en amande et son sourire sensuel, la sphynge greque, ailée et couronnée, supporte la coupe à enscens avec délicatesse, un contraste saisissant avec les sphinx égyptiens.
Ci dessous, l'autre face bien abimée par la corosion de l'eau de mer. On dirait presque de la dentelle ......
J'espère que vous avez aimé cette partie de l'exposition, et que vous reviendrez pour la suite, car d'autres merveilles sont sorties de la mer, pour notre plus grand plaisir.
A toutes et tous une très bonne soirée