Le Moyen-Âge et la mode.

La paire de ciseau d'époque

Pour la première fois en France, la mode médiévale est sous les feux de la rampe. Costumes, vêtements, bijoux élégants, peignes, chaussures, miniatures, sculptures, sont présentés de façon originale au château royal de Langeais, en Touraine.

Joli drapé sur cette reproduction en plâtre patiné. 2ème moitié du XVe s.
Sur une idée de Jean Favier et une scénographie imaginée par Kléber Rossillon et son équipe, l’exposition La mode au Moyen Âge est une invitation exceptionnelle à la découverte de mille ans d’élégance et de coutumes vestimentaires.

Admirer le décolleté les manches et le bas de cette robe pourpre.
Du plus rustique au plus raffiné, le costume dans sa diversité montre l’ingéniosité des hommes pour s’adapter aux intempéries et aux tâches quotidiennes ou pour affirmer leur désir d’élégance. Le langage qui désigne le vêtement et ses accessoires est savoureux : passe le temps du chainse et du bliaud, celui de la cotte et du surcot quand viennent le pourpoint, la gorgerette et la templette…Les métamorphoses du vêtement, des matières, des couleurs et des procédés de confection nous permettent de saisir les mutations d’une société, ses audaces et son inventivité pendant dix siècles.

Comme tous les phénomènes de société, la mode est d’abord un mouvement de l’esprit. Elle tient de l’envie de changer, d’affirmer son époque, de manifester son rang. Elle s’impose à l’individu, mais c’est lui qui en fait une réalité. Elle ne tient pas moins à ce qui s’impose, le prix des choses et celui des façons.
Robe de Sainte Bertille VIIe s.,
Il est une mode en tout. Mode d’une préparation culinaire, d’une fête ou d’un rite social, d’une danse ou d’une chanson, d’un verbe dans le langage courant ou d’un genre en littérature.
Bien sûr, dans ce qui se voit et que l’on illustre, il y a la mode qui allonge ou rétrécit la parure des hommes et des femmes, qui en change la texture et les couleurs, qui concède à l’air du temps ou à l’exotisme du moment, qui invente autour de la nécessité durable qu’est la protection contre la pluie, le gel ou le soleil, mais traduit aussi le besoin de s’identifier sans paraître ignorer ce qui fait pour tous un moment du goût ou de l’habitude.

Cette reproduction en plâtre patiné ne me semble pas très bien proportionnée, la taille me paraît bien basse, et donne à ce personnage de toutes petites jambes déséquilibrées
L’exposition présentée au château de Langeais est un regard sur ce qui fut la mode pendant ce millénaire que l’on croit trop souvent fait d’une seule pièce <le Moyen Âge>.
encore une statue en platre patiné, qui nous montre une nouvelle forme de robe pour homme.
Car on l’oublie parfois, entre la tunique du guerrier franc et la chaussure à la poulaine des dames du temps jadis, il est plus de temps qu’entre le heaume des cavaliers d’Azincourt et la tenue camouflée de fantassins d’aujourd’hui.
C’est au long de ces mille ans que la mode fait entrer en scène l’ample robe d’épais lainage ou le pourpoint ajusté de tissu léger, l’étroite guimpe ou le léger touret, le riche pourpre ou les subtiles nuances du vert, la sombre fourrure de l’ours et la blanche zibeline, cependant que l’art des orfèvres et celui des brodeuses font régner la mode dans la fibule d’or, la ceinture d’argent et la bourse en soie.

Buste de Marie Cléophas.
Mise au tombeau du Christ de Tonnerre, milieu de XVe s., moulage en plâtre patiné
La mode qui n’est en définitive que le moyen de paraître et d’être soi-même en étant de son temps.
Texte pris au château de Langeais, écrit de Monsieur Jean Favier
Merci de votre passage et de vos commentaires.
Que cette journée vous soit agréable. A très bientot de vous lire
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